Les leaders mondiaux peuvent porter de nombreux titres : premier ministre, chancelier, cher camarade respecté. Mais deux des plus courants sont le président et le premier ministre. Qu’est-ce qui les différencie si ce n’est la touche de saveur continentale de ce dernier ?

Quelle est la différence entre un premier ministre et un président ?

Un premier ministre, par définition, doit être en mesure d’obtenir une majorité législative. Dans un système parlementaire, le premier ministre établit le programme national, nomme les fonctionnaires du Cabinet et gouverne à la demande d’un parti ou d’une coalition de partis. Dans les systèmes parlementaires, les présidents – s’ils existent – servent en grande partie de chefs d’État cérémoniels. Dans les monarchies constitutionnelles, ces rôles sont assumés par le roi ou la reine. Si un premier ministre perd le mandat législatif, les partis d’opposition peuvent demander un vote de confiance pour tenter de renverser le gouvernement en place. Dans ce cas, le président peut être appelé à révoquer formellement le corps législatif et à organiser de nouvelles élections.

Le concept d’un président à la fois chef d’État et chef de gouvernement a son origine dans les structures administratives coloniales britanniques en Amérique du Nord. Les dirigeants des conseils coloniaux étaient appelés présidents, tout comme les chefs de certains gouvernements d’État. Le représentant qui présidait le Congrès continental a conservé le titre, et lorsque la Constitution des États-Unis a créé la présidence des États-Unis, ce rôle a considérablement élargi les pouvoirs exécutifs. Ces pouvoirs augmenteraient considérablement au fil du temps – en particulier en période de crise nationale – ce qui a conduit l’historien Arthur M. Schlesinger, Jr. à qualifier la fonction moderne de « présidence impériale ». Il subsiste néanmoins une certaine séparation des pouvoirs : le président américain ne peut pas présenter directement une loi, et le Congrès conserve le pouvoir de la bourse. Dans le pire des cas, le législateur et l’administrateur général pourraient se trouver dans une impasse, ce qui créerait une situation dans laquelle les titulaires de charge respectifs exerceraient leurs fonctions essentiellement sans gouverner.

Les deux exemples les plus évidents de chaque bureau sont peut-être le président des États-Unis et le premier ministre du Royaume-Uni. La présidence française sous la Ve République exerce un pouvoir exécutif beaucoup plus important que son homologue américaine, bien qu’elle puisse encore être partiellement contrôlée par les partis d’opposition à l’Assemblée nationale (chambre basse du Parlement). Depuis la nomination de Vladimir Poutine au poste de premier ministre de la Russie en 1999 et son élection à la présidence plus tard dans l’année, l’équilibre du pouvoir exécutif dans ce pays réside dans l’un des deux rôles qu’il occupe à l’époque.

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