La France et les indicateurs de Lisbonne
Le Conseil économique et social s’investit de façon régulière dans le suivi de la Stratégie de Lisbonne par laquelle, en 2000, l’Union européenne s’est fixé pour objectif à l’horizon 2010 de “ devenir l’économie de la connaissance la plus dynamique du monde “.
Il vient de publier une communication qui dresse un état de la situation de la France mise à jour fin 2006 au regard des 14 indicateurs structurels de la “ liste restreinte “ arrêtée par le Conseil européen. Ses cartes et graphiques offrent un panorama statistique sur la situation respective des 27 États membres et leur évolution, en ajoutant un coup de projecteur sur l’innovation et la cohésion sociale.
En 2005, dans l’Union européenne à 25, les dépenses consacrées aux technologies de l’information et de la communication représentent en moyenne 3 %85 du PIB.
La France, à 3,4 %, se situe sensiblement au-dessus de la moyenne européenne au regard de cet indicateur.
Le document d’analyse de la situation de la France conclut ainsi :
« La France a réalisé des progrès certains dans la mise en œuvre du programme national de réforme et des actions agréées par le Conseil européen de printemps 2006. Dans un contexte économique porteur, la France poursuit son effort de consolidation budgétaire tout en cherchant à élever son potentiel de croissance, notamment par de nouveaux engagements en faveur de la recherche et de l’innovation. Les performances en matière d’emploi restent globalement mitigées ».
« Parmi les points forts », le rapport cite « l’établissement de pôles de compétitivité et de nouvelles structures pour la recherche et l’innovation (…), la réforme récente du cadre réglementaire des finances publiques (…), la décrue du chômage pour la première fois depuis 2001 (…) et les mesures récentes en faveur des jeunes demandeurs d’emploi (qui) semblent aller dans le bon sens. »
« Les domaines d’action dans lesquels les faiblesses du programme national de réforme français doivent être abordées en priorité sont les suivants :
- pérenniser l’amélioration de la situation des finances publiques en veillant au respect des engagements pris par l’État et en suivant l’évolution des finances locales et des dépenses de sécurité sociale ;
- remédier au niveau sub-optimal de concurrence dans certaines industries de réseaux et certains segments du transport ;
- mettre en œuvre une stratégie d’ensemble pour assurer une plus grande fluidité du marché du travail et le maintien en activité des travailleurs âgés, y compris par un meilleur accès à la formation tout au long de la vie. »
