Les attentats survenus à Mumbai ont fait la démonstration, pour la première fois, qu’il était possible de suivre, quasiment en direct, des évènements à partir de micro informations, qu’il faut décrypter, à cause du bruit qui entoure le message, et mettre bout à bout pour reconstituer la globalité des faits.
Twitter, ce service qui permet de publier sur internet des messages de 140 caractères au plus, se révèle comme le morse du web 2.0.
Les professionnels de la presse ont reconnu eux-mêmes qu’ils avaient puisé à cette source d’information pour nourrir leurs articles de fond:
Le journaliste du Figaro, auteur de l’article “Ma soirée Bombay, ou pourquoi Twitter est désormais indispensable”.
Voir également l’article très documenté de la RTBF “Les réseaux sociaux couvrent aussi les attentats de Bombay”.
Dans un article intitulé “Un média nommé Twitter” un journaliste de l’AFP écrit “Lors d’un événement mondial qui surgit en breaking news et qui ne cesse d’évoluer, Twitter devient un véritable canal d’informations en direct, un média”.
Le journal 20minutes souligne dans “Twitter, preums sur les attentats de Bombay” que “Twitter a gagné ses lettres de noblesse” . “Entre une info publiée dans un «tweet» et la dépêche relayant la même
info signée AFP ou Reuters, il n’était pas rare de voir s’écouler 20
minutes”.
Même Wikipedia était actualisé en direct.
Pour se faire une idée de la masse d’information diffusée il faut consulter quelques fils sur Twitter, par exemple Mumbai, Bombay ou encore ce site qui déroule en parallèle plusieurs fils et constater la cadence effrénée d’actualisation.
Twitter apparaît comme un véritable outil de travail collaboratif. Car si avec 140 caractères on ne peut pas dire grand chose, avec des milliers de fois 140 caractères on finit par raconter, vite et en détail, une histoire vraie.
En cas de retard dans un grand projet industriel la plaisanterie classique consiste à dire “puisqu’il y a un retard de 1000 hommes x jours, demain on fait travailler 1000 personnes sur le chantier et l’affaire est réglée”. Eh bien, cela, Twitter sait le faire.
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