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Vendredi 07 Mai 2010

La position fragile de la France en matière d’innovation

Le diagnostic élaboré à l’issue des États généraux de l’industrie met en exergue le rôle clé de la structure industrielle sur la dynamique d’investissement et d’innovation nationale. L’efficacité des politiques d’aide à l’innovation dépend ainsi de leur capacité à cibler les secteurs d’activités et les catégories d’entreprises susceptibles de porter le renouvellement du tissu industriel.
A partir d’une comparaison avec la situation américaine, cette note du Centre d’Analyse Stratégique montre que le handicap de la France en matière de R & D privée s’explique par son positionnement sectoriel et par l’absence d’un tissu suffisamment dense d’entreprises engagées dans des activités de R & D. Le décalage entre les deux pays reflète exclusivement des différences dans l’intensité en R & D des entreprises (1,27 % en France en 2008 contre 2,01 % aux États-Unis), l’effort public en R & D étant identique dans les deux pays (environ 0,75 % du PIB en 2008), loin de la la cible de 3 % du PIB consacré aux dépenses de R & D, dont deux tiers financés par les entreprises fixée par les stratégies européennes.

La spécialisation industrielle française sur les industries de basse ou moyenne-basse technologie est reconnue comme un facteur expliquant largement la position fragile de la France en matière de R & D privée et d’innovation. Le manque d’entreprises…

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Lundi 26 Avril 2010

Consultation publique sur le droit à l’oubli numérique

Sur Internet nous dévoilons de plus en plus notre vie, nos goûts, nos occupations et nos comportements. Nous révélons notre intimité tant par les traces que nous laissons à notre insu lors de nos navigations, que par les informations que nous publions volontairement sur les sites des réseaux sociaux.

L’oubli numérique est un droit de plus en plus invoqué, mais qui reste aujourd’hui encore trop confus voire abstrait. De la limitation légale de durée de conservation des données personnelles aux droits d’accès, de suppression et d’opposition, son périmètre ne cesse d’augmenter à la mesure de l’évolution des usages et technologies d’Internet.

Ouvert en novembre 2009 par Nathalie Kosciusko-Morizet, le débat sur le droit à l’oubli numérique a pris une nouvelle dimension avec le lancement de la consultation publique sur le droit à l’oubli numérique. La partie interactive du site http://www.prospective-numerique.gouv.fr/ permet, jusqu’au 31 mai 2010, de voter sur la pertinence de la mise en place d’un tel droit, d’évaluer les premières pistes de la charte et de contribuer.

Selon le site “le projet de charte poursuit un double objectif :- d’une part, faciliter l’exercice d’un droit de suppression des informations sur une personne, pouvant être publiées par des tiers et susceptibles d’être un jour préjudiciables (concerne les blogs, réseaux sociaux, sites de partage de vidéos….)- d’autre part, améliorer la transparence de l’exploitation des traces de navigation à des fins commerciales”.…

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Jeudi 15 Avril 2010

Le « Cloud computing » est-il une solution sécurisée ?

Au cours d’une conférence du FIC 2010, intitulée «Données sensibles, quelles solutions de stockage sécurisé ? » les intervenants ont présenté les mesures disponibles et des bonnes pratiques concernant le stockage de données. 

L’externalisation du stockage et du traitement des données suscite l’intérêt de nombreuses entreprises qui y voient la possibilité de ne plus gérer physiquement leurs infrastructures réseaux et serveurs et qui peuvent désormais disposer de nombreuses solutions ergonomiques pour le travail collaboratif. 

Néanmoins, ces solutions de « Cloud Computing », ne sont pas sans risques. Le niveau de sécurité doit être un critère important dans le choix de la solution. 

C’est pourquoi,  avant de signer un contrat avec le prestataire de data-center pour la virtualisation de son réseau, l’entreprise doit se poser au moins 5 questions :

  • Comment sont cloisonnés les serveurs ? Le cloisonnement doit être présenté en détail. 
  • Où sont les données géographiquement ? Il peut y avoir des problèmes si dans un pays il n’y a pas obligation de conserver les données. S’assurer aussi que le prestataire ne relocalisera pas les données sans prévenir. 
  • Qui a accès aux données ? Les conditions et modalités d’un audit doivent être formalisées dans le contrat. 
  • Que se passe t il si l’hébergeur dépose le bilan ? 
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Mercredi 31 Mars 2010

Sécurité des systèmes d’informatique industrielle

Parmi les conférences de la première journée du 4° Forum International sur la Cybercriminalité qui se tient à Lille l’une d’entre elles était consacrée au thème “Sécurité des chaînes de production et des services généraux informatisés”.
A côté des développements fondamentaux sur le sujet de nombreux exemples concrets ont été présentés qui amènent à réfléchir sur ce sujet beaucoup moins “grand public” que la question de la sécurité des réseaux bureautiques mais tout aussi important, sinon plus. Qui pourrait se permettre d’avoir une chaîne de production à l’arrêt en raison d’un virus ? Et pourtant ...

* La tendance n’est plus à faire des systèmes automatiques de production à partir de logiciels propriétaires mais à utiliser en masse des briques logicielles standards au premier rang desquelles Windows. Mais la mise à jour d’un logiciel sur automate est autrement plus compliquée que celle d’un PC de bureau.

* Quelques exemples de piratages de fonctions industrielles : camera de surveillance utilisant un wifi non sécurisé, prise de contrôle des feux de circulation de San Francisco, “hacking” de la ventilation d’un hôpital entraînant son évacuation. Voir http://www.clusif.asso.fr

Il faut noter également que les imprimantes modernes, qui permettent de scanner, sont de véritables ordinateurs, mais généralement mal protégées. Raccordées à un réseau elles peuvent être le point d’entrée d’une infection virale.

La changement…

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Vendredi 04 Septembre 2009

L’innovation est-elle gage de progrès ?

Pour beaucoup pareille question n’est même pas à poser. Qui imaginerait qu’une technologie ayant bénéficié d’innovation ait pu régresser au fil du temps et ne pas contribuer au progrès ?

Et pourtant il en est une, au pays de la technologie par excellence, les États-Unis, qui est aujourd’hui pire qu’au début du 20° siècle: le train. L’auteur de ce billet raconte comment il a acheté sur eBay des indicateurs horaires de train datant des années quarante et fait cet étonnant constat: en 1942 le trajet New-York Montréal durait un peu plus de neuf heures un quart alors qu’aujourd’hui il faut douze heures! De même le trajet Chicago Minneapolis est passé de quatre heures trente à huit heures etc.

Une des raisons de cette situation réside dans le déclin du réseau ferré, dont la capacité et la qualité n’ont cessé de diminuer, alors que dans le même temps le traffic de frêt n’a cessé d’augmenter. Dans la plupart des cas les trains de frêt ont la priorité sur les trains de voyageurs. Les deux types de trains circulent sur les mêmes voies qui ont été conçues pour des trains lents, à l’exception du train à grande vitesse ACELA sur la côte Est. Partout ailleurs la vitesse est limitée à 79 miles par heure. Sans compter les problèmes en tout genre, comme dans l’histoire de ce retard de 13 heures, en décembre dernier, qui a fait l’objet d’un rapport détaillé avec, dans cet…

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