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Avr 23 2015

Enjeux de la voiture connectée : Peugeot et IBM partenaires

Selon Les Echos « afin d’élargir l’offre de nouveaux services à bord des véhicules, les deux groupes veulent permettre à des entreprises venues d’autres secteurs, notamment de l’internet des objets, de proposer de nouveaux services embarqués ». Le groupe automobile français et IBM ont annoncé un renforcement de leur partenariat, qui s’étend désormais sur sept ans, pour développer une offre en services connectés embarqués, indique de son coté BFMTV.

L’enjeu pour les constructeurs automobiles est donc de garder le contrôle de leur tableau de bord en proposant leurs propres services, par exemple : diagnostic technique du véhicule ou informations sur le trafic routier dans le cadre d’alliance avec les sociétés d’autoroute. Il s’agit notamment de contrer l’offensive de Google ou Apple (Google et Apple à couteaux tirés pour le tableau de bord) qui entendent proposer leur propre conception de voiture connectée pour imposer leurs solutions de logiciels embarqués. Le but est  de développer des tableaux de bord de plus en plus connectés et qui vont devoir conjuguer efficacité, multi-tâches (gps, téléphone, mails, infos à bord..), rapidité sans oublier la sécurité du conducteur.

Pour sa part Google annonce également l’arrivée de voitures sans conducteur qui permettront d’utiliser plus efficacement les routes et les emplacements de parking, tout en offrant une meilleure sécurité.

Car la mine d’informations captées par une voiture : radio écoutée, itinéraire, type de conduite, attire les convoitises des géants des big data. Cela permettraient aux  publicitaires de réaliser des annonces très personnalisées pour chaque véhicule, qu’il soit conduit par un humain ou qu’il s’agisse d’un véhicule robot. En tant qu’objet du quotidien la voiture présente désormais un haut potentiel pour les publicitaires.

La voiture électrique du futur – partie prenante du pilier 5 de la mobilité douce dans la Troisième Révolution Industrielle régionale – ne pourra être que connectée. Cela condamnerait-il le consommateur à vendre un peu plus l’âme de ses données personnelles au diable de la publicité ?