juin 25 2015

Troisième révolution industrielle : un rapport prône la généralisation à toutes les régions du master plan du Nord-Pas-de-Calais

Remis à la ministre de l’Écologie le 22 juin 2015 et présenté deux jours plus tard en présence de l’économiste américain, Jérémy Rifkin, le rapport de l’avocate Corinne Lepage, « L’économie du nouveau monde », distingue la région Nord-Pas-de-Calais comme le modèle pour transformer le système économique français. En France, la troisième révolution industrielle partirait donc du Nord-Pas-de-Calais.

Le rapport propose 100 mesures permettant d’engager cinq révolutions nécessaires ; économie au service du bien-être et de l’environnement, mieux intégrer les externalités, priorité au local et au citoyen, construire un nouveau modèle entrepreneurial, passage aux énergies renouvelables.

Source : http://www.localtis.info Télécharger le rapport.

 

juin 10 2015

Quatre moteurs de recherche confidentiels

L’actualité récente a montré de nouveau l’importance de la confidentialité de la présence sur internet. Une des raisons principales d’accès sur internet est l’utilisation d’un moteur de recherche. Chacun sait que les requêtes sont scrutées et analysées, de même que les courriels échangés sur les messageries en ligne

Pourtant voici quatre moteurs de recherche qui offrent une bonne confidentialité sur internet.

DuckDuckGo

Ce moteur résume sa politique de confidentialité en une seule formule « nous ne stockons aucunes de vos données personnelles » et détaille son approche sur cette page. A titre d’exemple le site de « Reporters sans frontières » utilise DukcDuckGo pour les recherches sur son site.

Ixquick

Ce moteur revendique sur sa page d’accueil d’être « Le moteur de recherche le plus confidentiel au monde » et en donne les raisons dans sa page « Confidentialité« . Dès 2008, Ixquick s’est vu remettre le premier sceau européen de la protection de la vie privée par le Contrôleur européen de la protection des données, M. Peter Hustinx. Le sceau confirme officiellement les résultats en matière de protection des informations personnelles que nous promettons à nos utilisateurs. Il fait d’Ixquick le premier et unique moteur de recherche approuvé par l’UE. Voir le communiqué de presse. Une vingtaine de Questions/Réponses sur la page « Confidentialité » permet de se faire une idée plus précise de ce que propose Ixquick dans ce domaine. A l’usage il s’avère que ce moteur propose des résultats d’une grande pertinence, sauf pour les sujets d’actualité récente.

StartPage

Le cas de StartPage est un peu particulier puisque c’est une émanation de Ixquick dont il reprend les principes. Les résultats des recherches, effectuées en toute confidentialité par Google, s’affichent sur la page Startpage. « Lorsque vous lancez une recherche avec Startpage, nous supprimons toutes les données d’identification de votre requête avant de la soumettre à Google de manière anonyme. Lorsque nous recevons les résultats, nous vous les transmettons de façon confidentielle« . C’est donc un bon moyen pour utiliser Google sans y laisser de traces.

Qwant

Ce petit dernier est bien français contrairement à son nom qui ne l’est pas. Qwant a été lancé il y a deux ans et sa philosophie repose sur 2 principes : ne pas tracer les utilisateurs et ne pas filtrer le contenu d’internet. « Nous faisons notre possible pour respecter la vie privée des internautes tout en garantissant un environnement sécurisé et des résultats pertinents » indique la page Vie privée. Le moteur propose une page d’affichage de résultats originale et riche de contenus.

 

La pratique régulière de ces différents moteurs montre que leur pratique de confidentialité ne limite en rien la pertinence des résultats qu’ils remontent.

 

mai 26 2015

Le Nord-Pas de Calais, 4° région française par la PIB selon Eurostat

Selon un classement des régions des 28 pays de l’Union Européenne, publié récemment par Eurostat, le Nord-Pas de Calais se classe au quatrième rang des régions françaises, pratiquement à égalité avec les Pays de la Loire,  avec un PIB proche de 105 milliards d’euros, soit environ 26 100 euros par habitants (moyenne française: 32 100 euros), ce qui représente 87% de la moyenne européenne. Les premières régions françaises sont l’Ile de France (623 Mds), Rhône-Alpes (203 Mds) et Paca (149 Mds).

Ce classement est basé sur les chiffres de 2013.

Source : Eurostat.

mai 05 2015

Traité transatlantique : du secret des négociations au déni de démocratie

La MESHS (Maison européenne des Sciences de l’Homme et de la Société) organisait le 14 avril dernier à Lille, dans le cadre du 7° printemps des sciences humaines et sociales, un débat sur le traité transatlantique en cours de négociation.

Bruno Poncelet, syndicaliste à la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB wallonne), anthropologue, essayiste et animateur de la plateforme No Transat! (Belgique) intervenait. Sans renier son engagement d’opposant au traité, mais sans parti pris non plus, il a présenté quelques clés d’analyse qu’il revient à chaque auditeur de passer à la moulinette de son regard critique pour se forger ou approfondir une conviction personnelle.

Sur les modalités des négociations, qualifiées de « très opaques et très secrètes », il constate que des représentants de la CE et des USA négocient dans à peu près tous les secteurs d’activité une harmonisation des règles. Ces experts, désignés par la Commission, font quasiment un travail législatif amis on ne les connait pas, ils ne se sont pas présentés avec un mandat politique devant les électeurs, ils n’ont jamais présenté publiquement les options avec lesquelles ils allaient négocier avec les américains. Ce qui aboutit à un déni de démocratie, selon l’intervenant, malgré le mandat officiel de négociation établi par Commission Européenne.

Au sujet de la critique sur le manque de transparence Bruno Poncelet reconnait que la Commission  a beaucoup travaillé à rendre les négociations plus transparentes depuis quelques mois et produit beaucoup de documents pour faire la preuve de cette transparence, en quelque sorte. Mais en pratique ces documents sont très factuels et ne permettent pas de comprendre les directions dans lesquelles la CE négocie réellement.
Les députés européens indiquent que lorsqu’ils veulent avoir de réelles informations sur le contenu, ils lisent plutôt la presse américaine car elle rend compte des informations transmises par le gouvernement américain aux députés américains. Ils ont en effet le plus grand mal à avoir des informations directement de la Commission, au point qu’une enquête pourrait être ouverte par le Médiateur européen contre la Commission (selon un article du site Euractiv du 3 février 2015). En effet (selon Bruno Poncelet ) si un député européen veut avoir accès aux informations des négociations il doit se rendre dans une pièce sans crayon, sans gsm, sans aucun moyen d’enregistrement, pour juste parcourir les documents qui représentent exclusivement les positions européennes avec interdiction formelle d’en parler autour de lui. C’est d’ailleurs face à cette méfiance des députés européens, et à leurs inquiétudes, que la commissaire Cecilia Malmström a promis un changement d’attitude de la Commission en matière de transparence en décembre 2014.

L’orateur fait mention d’un autre point, les écarts d’harmonisation. On peut chercher à harmoniser des normes ou des réglementations sans tenir compte des points de départ respectifs. Or ceux-ci sont très différents pour des raisons de culture politique différente, de décisions parlementaires différentes, de corps de lois différents et de valeurs différentes sur toute une série de domaines fondamentaux. Ainsi par exemple le cas des cosmétiques. Dans l’UE, plus de 1 300 substances sont proscrites des cosmétiques, contre 11 produits interdits aux États-Unis. Face à ce constat on peut légitiment craindre une harmonisation par le bas. En réalité depuis la conférence à la MESHS la Commission vient de trancher (Bruxelles renonce à aligner les normes des cosmétiques avec les États-Unis le 22 avril) : « La Commission européenne a fait marche arrière sur l’idée d’une reconnaissance mutuelle des substances contenues dans les cosmétiques dans le cadre du partenariat transatlantique, préférant une simple collaboration sur les méthodes d’évaluation avec les Etats-Unis« .

Enfin pour terminer ce long tour d’horizon instructif, trois dispositions qui posent question sur l’avenir.

  • Règlement des différends investisseurs états. Si une entreprise installée en France a un conflit avec quelqu’un sur le territoire français et notamment les autorités françaises le conflit se règle en faisant appel aux juridictions, tribunaux français. Avec le traité il est question d’introduire dans l’accord, pour les multinationales américaines sur le sol européen et réciproquement, une clause de Règlement des différends investisseurs états. Ainsi une entreprise qui serait en conflit avec un gouvernement pourrait déposer plainte dans une juridiction qui n’est plus nationale, mais qui prendra ses positions uniquement par rapport au traité commercial du TTIP. On s’oriente vers une privatisation de la justice parce que ces cours d’arbitrage des conflits sont constituées de trois avocats d’affaires qui négocient et qui vont essayer d’arriver à un accord à l’amiable.
  • Coopération réglementaire.Le mandat de négociation prévoit de mettre en place une instance de coordination transatlantique qui aura pour mission de veiller, à partir du moment où on a harmonisé toute une série de règles au niveau transatlantique, d’interdire à tout gouvernement local de refaire une législation qui recréerait ce qui est appelé une distorsion législative. D’où un pôle de discussion entre l’union européenne, les autorités américaines dès qu’un gouvernement national voudra légiférer sur quelque chose qui aura été harmonisé.
  • Poursuite du processus d’harmonisation. Quand le TTIP sera adopté et entrera en vigueur, cela se produira selon l’état des négociations à ce moment là (par exemple, pas d’OGM). Mais le processus de coopération réglementaire permettra de revenir discuter sur des harmonisations non retenues (OGM, par exemple).

 

On aurait évidemment aimé avoir le point de vue d’un partisan du traité et connaître ses arguments. Interrogé sur ce point les organisateurs indiquent avoir sollicité un tel concours mais sans succès. Selon Bruno Poncelet le refus du débat serait récurrent de la part des partisans.

En marge de cette intervention il est intéressant de noter quelques développements récents qui montrent que la situation n’est pas figée.

  • L’opposition des députés européens notamment au mécanisme d’arbitrage prévu dans le TTIP apparait de plus en plus forte. Le dispositif censé protéger les investissements en proposant un recours à des tribunaux privés en cas de conflit entre une entreprise privée et un État cristallise les critiques. La moitié des commissions du Parlement européen ont repoussé le dispositif de règlement des différends du traité, laissant augurer d’une majorité incertaine. Le Parlement européen fait tanguer la clause d’arbitrage du TTIP – 20/04/2015.
  • La commissaire au commerce, Cecilia Malmstrom, a passé la journée à Paris mercredi 14 avril pour tenter de désamorcer l’opposition française face au projet d’accord transatlantique, mais sans arriver à désamorcer leur défiance. La Commission peine à convaincre les députés français de l’intérêt du TTIP – 16/04/2015.
  • En France l’opinion publique est peu informée du contenu de ce débat. Le 18 avril dernier était jour de manifestation pour les opposants. Comme le rapporte La voix du Nord dans cet article Tafta, un futur «péril» difficile à expliquer. « « C’est quoi Tafta ? » La phrase revient sans cesse, hier après-midi dans le centre de Lille. Observant les deux cents manifestants du collectif anti-Tafta qui défilent depuis la Grand-Place, les passants tentent de comprendre l’objet de leur colère« . A l’évidence le déficit d’information demeure considérable.

avr 29 2015

La transition énergétique expliquée au citoyen suisse

Suisse-Energyscope est un portail national d’information et d’aide à la décision dans le domaine de l’énergie. Il entend donner au citoyen des outils qui lui permettent de se faire sa propre opinion basée sur des faits. La plateforme Suisse-Energyscope a été développée pour permettre aux citoyennes et citoyens suisses de comprendre les enjeux de la transition énergétique, et leur permettre de faire leur choix en connaissance de cause, notamment lors de votations populaires.

EnergieSuisse

Concrètement le site propose un calculateur énergétique, outil en ligne qui permet de:

  • visualiser la situation énergétique actuelle de la Suisse
  • découvrir les scénarios énergétiques pour la Suisse élaborés par la Confédération pour 2035 et 2050
  • créez votre propre scénario énergétique à l’aide de simples curseurs, et mesurez les implications de vos choix pour la Suisse
  • comprendre le système énergétique suisse et ses enjeux grâce à un quiz interactif, allant du niveau « simple » à « expert ».

Le citoyen peut ainsi simuler certains comportements et mesurer l’impact particulier de chaque scénario.

Une idée à importer ?

avr 23 2015

Enjeux de la voiture connectée : Peugeot et IBM partenaires

Selon Les Echos « afin d’élargir l’offre de nouveaux services à bord des véhicules, les deux groupes veulent permettre à des entreprises venues d’autres secteurs, notamment de l’internet des objets, de proposer de nouveaux services embarqués ». Le groupe automobile français et IBM ont annoncé un renforcement de leur partenariat, qui s’étend désormais sur sept ans, pour développer une offre en services connectés embarqués, indique de son coté BFMTV.

L’enjeu pour les constructeurs automobiles est donc de garder le contrôle de leur tableau de bord en proposant leurs propres services, par exemple : diagnostic technique du véhicule ou informations sur le trafic routier dans le cadre d’alliance avec les sociétés d’autoroute. Il s’agit notamment de contrer l’offensive de Google ou Apple (Google et Apple à couteaux tirés pour le tableau de bord) qui entendent proposer leur propre conception de voiture connectée pour imposer leurs solutions de logiciels embarqués. Le but est  de développer des tableaux de bord de plus en plus connectés et qui vont devoir conjuguer efficacité, multi-tâches (gps, téléphone, mails, infos à bord..), rapidité sans oublier la sécurité du conducteur.

Pour sa part Google annonce également l’arrivée de voitures sans conducteur qui permettront d’utiliser plus efficacement les routes et les emplacements de parking, tout en offrant une meilleure sécurité.

Car la mine d’informations captées par une voiture : radio écoutée, itinéraire, type de conduite, attire les convoitises des géants des big data. Cela permettraient aux  publicitaires de réaliser des annonces très personnalisées pour chaque véhicule, qu’il soit conduit par un humain ou qu’il s’agisse d’un véhicule robot. En tant qu’objet du quotidien la voiture présente désormais un haut potentiel pour les publicitaires.

La voiture électrique du futur – partie prenante du pilier 5 de la mobilité douce dans la Troisième Révolution Industrielle régionale – ne pourra être que connectée. Cela condamnerait-il le consommateur à vendre un peu plus l’âme de ses données personnelles au diable de la publicité ?

avr 21 2015

Le neutralité d’internet selon Facebook

Facebook est-il en train de créer un « Internet pour les pauvres » ? s’interroge Le Monde. C’est en tout cas ce dont l’entreprise est accusée en Inde, en tant que créateur de l’application internet.org.

Plus de 700 000 Indiens ont rejoint un collectif qui dénonce le programme Internet.org de Facebook. Ce projet, qui vise à offrir aux plus pauvres un accès gratuit à certains sites, est comparé à du « racisme économique ».

Le programme internet.org, une application pour smartphone qui permet aux populations des pays pauvres et en développement d’accéder gratuitement au célèbre réseau social et à une sélection de sites.

Les détracteurs du projet de Mark Zuckerberg estiment que son Internet.org revient à créer un Net à deux vitesses. Les plus riches peuvent avoir accès à tout le réseau, tandis que les plus démunis « ne sauront peut-être jamais qu’il y a autre chose que Facebook et des sites choisis par Mark Zuckerberg sur la base de critères que nous ne connaissons pas », résume le collectif.

Sources :

France24 Inde : Internet.org, le web « gratuit » de Facebook, fait grincer les dents

Europe1 Les dessous de l’Internet gratuit de Facebook

avr 20 2015

La transition énergétique allemande et le charbon

L’Allemagne fournit un exemple qui illustre les difficultés du processus de réduction des émissions de CO2 à l’horizon 2020. Tout porte à croire que cet objectif ne sera pas atteint en Allemagne. En cause la promotion des énergies vertes qui a remis en avant le charbon.

Éoliennes et panneaux solaires ont fait chuter le prix de l’électricité, à tel point que les centrales conventionnelles les plus modernes ne sont plus rentables. La production d’électricité a généré 318 tonnes de CO2 en 2013, contre 305 tonnes en 2010. Le charbon continue à conserver une part prépondérante au point que l’extension de mines de charbon au sud de Berlin conduit à envisager la destruction d’un village qui est devenu autosuffisant en électricité propre grâce à des dizaines d’éoliennes et des panneaux solaires sur les toits des maisons. Voir le reportage de France 2.

Chaque pays européen semble agir selon sa propre vision alors qu’une vision commune de l’énergie en Europe devrait être recherchée. C’est ainsi que le think tank Terra Nova plaide pour une politique énergétique franco-allemande commune.

avr 18 2015

« La seule planète que nous avons » (Obama)

« Le changement climatique ne peut plus être nié, ni ignoré »: le président américain Barack Obama a lancé samedi un appel à l’action à l’approche de la Journée mondiale de la Terre.

« Aujourd’hui, il n’y a pas de plus grande menace pour notre planète que le changement climatique », a souligné le président américain dans son allocution hebdomadaire, rappelant que 2014 avait été l’année la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des relevés de températures en 1880.

« Aujourd’hui, il n’y a pas de plus grande menace pour notre planète que le changement climatique », a souligné le président américain dans son allocution hebdomadaire, rappelant que 2014 avait été l’année la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des relevés de températures en 1880.

Source RTS

avr 13 2015

Peut-on faire confiance à Facebook ?

Selon une étude de l’Université Catholique de Louvain, Facebook pisterait tous les internautes, même ceux qui n’ont pas ouvert de compte sur le réseau social, en utilisant des méthodes qui violent la législation européenne. « Commandée par la Commission de la protection de la vie privée de Belgique, l’étude lève le voile sur les pratiques commerciales du réseau social qui utilise ses plug-in et autres boutons “likes” pour traquer les internautes. Sans que ceux-ci n’en soient alertés, Facebook installe sur leur machine un cookie qui tracera leurs moindres faits et gestes« . Il suffirait en navigant sur une page de cliquer sur un bouton « Like » de Facebook pour commencer à être pisté sans rien en savoir.

Il y a quelques jours un groupe de 25.000 usagers de Facebook l’accusent d’utiliser illégalement leurs données personnelles en déposant un recours collectif au tribunal de Vienne (Autriche). Celui-ci doit dire maintenant si leur action est recevable. Ils demandent à Facebook « d’arrêter sa surveillance massive, d’avoir une politique de protection de la vie privée compréhensible, et d’arrêter de recueillir des données de personnes qui n’ont même pas de comptes Facebook« .

Là où cela devient drôle, tout en restant très triste quand même, c’est quand Facebook indique que cela serait dû à un bug en train d’être corrigé et qui assure que « ce n’était pas notre intention »!

Malheureusement la conclusion  est bien que ce n’est pas parce que vous n’avez pas de compte que Facebook ne sait rien de vous. Il connait même des adresses mél que vous ne lui avez jamais communiquées (lire cet article très bien documenté de Libération). C’est ce qu’avait découvert Max Schrems, le jeune autrichien à l’initiative de la plainte des 25 000 usagers. Outre ces plaignants, qui réclament chacun 500 euros, quelque 55.000 autres personnes ont déjà manifesté leur intention de s’associer au recours.

Rappelons que la Cour de justice de l’Union européenne a rendu le 13 mai 2014 une décision imposant un « droit à l’oubli » numérique. La plainte de Vienne va donc être suivie de près par les géants d’internet.

Il ne reste plus à chacun que de décider si Facebook est encore digne de sa confiance et peut être le dépositaire de ses propres données personnelles.

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